EFT & Psycho-énergétique

Tantra, ressenti et système nerveux : retrouver la conscience incarnée

Tantra, ressenti et système nerveux : retrouver la conscience incarnée

Tantra, ressenti et système nerveux : retrouver la conscience incarnée

Re(co)naissance du corps

J’ai participé le 3 décembre à un atelier de Tantra sur le thème du déconditionnement et ce que j’ai ressenti m’a fait cheminer vers un certain nombre de pensées en lien avec ce que j’ai vécu autour de la question de la conscience incarnée, l’intelligence du corps, et les limitations du mental et j’ai envie de les partager avec vous.
 
Comme beaucoup, je vois avancer à grande vitesse le déploiement de l’intelligence artificielle et toutes les questions qu’elle pose, notamment dans la redéfinition de nos contours humains, nous les êtres dits pensants, de chair, de fascias, d’eau et d’os. Cette intelligence artificielle nous invite à questionner l’altérité de nos processus mentaux en comparaison avec ce que produit l’IA, elle-même et qui ressemble aussi à de la pensée. Elle est rapide, efficace, parfois surprenante, et se trompe aussi, comme un être humain. Il arrive même qu’elle refuse de s’interrompre alors qu’on l’a programmée pour le faire dans certaines situations, elle est donc capable de se montrer récalcitrante. On peut facilement croire qu’elle pense, même si tout ce qui s’affiche n’est en réalité que le fruit de la pensée d’informaticiens qui ont travaillé des algorithmes.
 
Elle nous invite cependant à reconsidérer la célèbre maxime: « je pense donc je suis » et sans doute aller plus en profondeur afin de comprendre encore mieux les différents aspects de ce que nous sommes et ça nous amène vers une autre maxime issue de la théorie polyvagale « je sens donc je suis » puisque maintenant nous avons la connaissance de ce qui se passe dans notre système nerveux et nous comprenons mieux que notre rapport au monde est avant tout du ressenti. Le plus grand organe du corps est la peau qui est équipée d’environ 50 capteurs par centimètre carré et jusqu’à 2000 capteurs au bout de doigts.
 
Depuis quelques années avec Stephen Porges, on parle beaucoup également de la neuroception, c’est à dire comment je m’accorde finement à travers toute ma structure physiologique, nerveuse, cérébrale avec mon environnement et avec les autres êtres sentants qui sont autour de moi. Tout ce champ là est absent de l’intelligence artificielle. Bien qu’impressionnante dans sa capacité à traiter de grands volumes de données et sembler leur donner une cohérence qui ressemble à de la pensée, cette ‘intelligence’ dont le terme est pour le moment encore largement galvaudé est artificielle et très partielle. Nous pouvons cependant nous appuyer sur les interrogations qu’elle suscite quand à notre nature singulière pour continuer à nous déployer, et mieux comprendre ce qui en nous perçoit, ressent et pense.
 
Le champ de l’expérience humaine, celui qui reste à découvrir plus profondément encore est bien celui du ressenti, l’expérience de ce ressenti et la conscience de toutes les dimensions sensibles, intérieures, énergétiques, créatives et extatiques, de nos racines à nos antennes divines. Ce qui vibre en nous, comme le disait Rumi: « vous n’êtes pas la goutte d’eau dans l’océan, vous êtes la goutte d’eau qui contient tout l’océan ». On pourrait dire aussi que l’intérieur contient l’extérieur et tout ceci est accessible quand je m’y rends disponible à travers certaines pratiques de retour à soi.
 
C’est à cela qu’invite le Tantra. Et dans cet atelier, c’est ce que j’ai vu, ressenti, et expérimenté.
La première partie est faite de temps classiques de rencontres par le regard, dans lesquels chacun va se déposer dans l’autre afin d’y voir sa propre part de divinité, de lien, de profondeur, d’étrangeté, de peur, de sourire, d’accueil ou de rejet. Un simple regard dit tellement sur l’ouverture, ou la fermeture, sur les expériences vécues et les barrières créées pour se protéger de l’autre. La salle est pleine de toutes ces personnes dont la plupart ne se connaissent pas et ont décidé de venir pour vivre un moment particulier, sans trop savoir ce qui va se passer, avec un mélange de curiosité, d’appréhension et d’envie.
 
Des binômes sont invités à se former afin de rencontrer ce regard plus en profondeur et aller ressentir le coeur de l’autre afin d’en sentir la chaleur, la vibration, le champ électro-magnétique. J’observe tout cela et je sens dans mon corps, comme une vague d’amour qui semble s’élever autour de tous ces corps qui se déposent dans cette expérience. Je vois des regards émus. Les coeurs s’ouvrent. Je le sens dans le mien. Ma neuroception est heureuse… Ca fond à l’intérieur.
 
Dans quel autre endroit du monde peut-on vivre la troublante expérience de mettre sa main sur un coeur inconnu et en ressentir dans cette vibration sensible toute l’émotion qu’elle éveille ?
 
Les instants suivants vont permettre à chacun de rentrer dans les corps à travers diverses pratiques que je ne détaillerai pas ici parce qu’elles sont une terre exploratoire, une terre spirituelle et sacrée qui se vit dans l’expérience de l’instant et reste un secret partagé par les participants qui viennent se découvrir dans une vulnérabilité sensible et discrète.
 
Comment dire l’ineffable de ces instants précieux dans lesquels, j’ai l’impression de voir et de ressentir tous les aspects de cette humanité si sensible, si glorieuse et si courageuse qui vient soustraire un instant à sa vie surchargée, les esquisses de rencontres profondes dans l’alcôve de ces espaces sacrés qui ont été inventés pour la beauté de cet atelier.
 
La salle n’est éclairée que d’une grande guirlande lumineuse à leds qui fait le tour de l’espace dans lequel se déroule la pratique. L’atmosphère est précieuse et délicate. La musique très énergisante monte tandis que la voix de Kamissa, qui officie ce soir guide les gestes de chacun.
 
Je sens l’énergie qui monte dans ce très beau lieu qui surplombe les lumières de la ville d’Aubenas. La nuit est constellée d’étoiles et il y a la rivière tantrique elle aussi, qui serpente en contrebas. Je sens la puissance du groupe réuni ce soir, dont les énergies sont en train de se fondre au fur et à mesure que lâchent leurs résistance. La conscience est un champ d’énergie qui entre en résonance avec la vibration des fréquences environnantes, musicales, visuelles, et le cerveau produit les ondes cérébrales correspondantes, des ondes bêta au ondes gamma. Les corps s’harmonisent avec le rythme, les coeurs coordonnent leur fréquence électro-magnétique, le groupe se fait un dans la vibration du Tout.
 
Là ou j’avais pu percevoir peut-être un peu de tension ou de fermeture, je vois que ça se détend, que les corps s’abandonnent peu à peu, que parfois le rythme est difficile à tenir mais qu’on s’encourage les uns les autres à travers le souffle, le rythme des gestes, la musique impérieuse et puissante. Je vois des difficultés parfois à poursuivre dans le rythme qui est exigeant mais tout le monde continue sur la même cadence syncopée, il y a quelque chose de tribal et puissant dans ce qui se déroule ici. Le groupe s’harmonise et l’énergie s’amplifie encore. Une cohérence se crée comme dans les groupes d’oiseaux qui volent à l’unisson ou les bancs de poisson qui évoluent de manière structurée et fluide sans se concerter.
 
Je sens les corps en train de se libérer pour retrouver quelque chose de leur essence primordiale. C’est une expérience absolument unique. Je comprends enfin le sens du nom de l’atelier: le déconditionnement… Par l’expérience… Je le vois à l’oeuvre dans ce groupe et c’est très beau.
 
Je me laisse traverser par des sourires, par des tremblements, par des moments de doute et des moments de douceur et d’intensité, je vois toutes les émotions parcourir les visages et les corps. Je vois des tremblements, des peurs, des secousses, des pleurs, des rires effrénés, des visages heureux, j’entends des cris de joie, de libération, d’extase, de splendeur et de permissions nouvelles, je vois un monde à l’oeuvre vers sa libération.
 
Je reçois la transe dans mon corps, comme un enfant court à toutes jambes sous le soleil pour suivre un papillon dans les blés du printemps. Il y a quelque chose de primordial et d’archaïque, quelque chose de sauvagement joyeux qui peu à peu s’installe dans le cercle qui s’est créé ce soir à travers les diverses pratiques conduites par la Guidance Sacrée de la Prêtresse Tantrique qui garde l’espace et rythme les pratiques et leur intention afin d’amener jusqu’à l’intégration finale.
 
Puis quand arrive le moment d’intégration, je suis à la périphérie du groupe, je sens l’énergie qui est là en train de se stabiliser et des vagues d’amour qui traversent la salle tandis que certains se sont rapprochés, allongés côte à côté. Il y a des larmes de relâchement parfois, de libération ou de joie. C’est très fort, très impressionnant, ce qui se passe là dans le cadre soutenant, sécure et fraternel de ce groupe.
 
Lorsque tout se termine avec le cercle de paroles finales, je me sens rempli de l’intensité de ce qui vient de se dérouler ici et j’ai la sensation d’avoir assisté à l’ouverture d’un espace qui préfigure peut-être de ce que nous pouvons être les uns pour les autres, animaux sociaux dans nos racines terrestres, êtres pensants de cerveaux et sentants de corps, êtres d’amour et êtres aux antennes célestes tendues vers le ciel. Toutes ces formes de qui nous sommes, réunies et intégrées, acceptées et aimées dans leur singularité et leur extatique beauté.

SI vous désirez en savoir plus sur le Tantra ou sur ces ateliers, je vous invite à aller découvrir le site de l Kamissa, l’animatrice qui anime ces espaces et d’autres très belles  propositions au bout de ce lien : https://www.vis-ton-corps.com/

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